C'est donc vendredi dernier que j'ai récupéré un petit Apple Power Book G4 cadencé à 1,5 GHz, petit format - 12", équipé de 512 Mo de mémoire vive, d'un disque dur de 80 Go et d'un graveur DVD, et surtout d'OS X 10.4, aussi connu sous le nom de Tiger. La batterie assure encore une autonomie d'environ 1h-1h30, ce qui reste encore acceptable, de toute façon les batteries Apple commencent à perdre sévèrement leur autonomie dès 1 an et demi, 2 ans.

Mon premier contact est plutôt agréable, l'interface est léchée et à des années lumières du Windows XP du boulot et de l'Ubuntu bancale de mon vieux PC portable, un IBM x40 lui aussi en 12" et qui accuse sérieusement son âge maintenant.

D'abord, côté matériel, il n'y a pas grand chose à redire en dehors de l'autonomie décroissante de la batterie. Le boîtier est en aluminium et donne une bonne sensation de robustesse. Le clavier est confortable et, curieusement, le touchpad avec ce que je considérait comme un gadget. Tout d'abord, la surface du touchpad est importante et confortable, je ne peux pas dire la même chose de mon -nouveau- portable au bureau, et puis les petits détails d'ergonomie pour le défilement, ça fait toujours plaisir.

Du côté du système Mac OS X, ici en version 10.4 Tiger, il n'y a pas beaucoup à redire, c'est beau, sobre et simple, trois vertus réunies pour faire un excellent système. La machine était équipée de 512 Mo de mémoire vive, mais je suis finalement passé à 1,25 Go pour gagner en confort, notamment pour pouvoir lancer OpenOffice.org 3.0, enfin natif pour Aqua, simultanément avec autre chose...

En dehors de cela, j'apprécie énormément le fait de ne pas avoir de stupide base de registre comme sous Windows ou d'un gestionnaire de paquets comme sur la plupart des distributions Linux. C'est à la fois un avantage et un inconvénient, mais j'avoue préférer cette approche et pouvoir garder un minimum de contrôle sur les applications que j'installe. Et pour installer un programme proprement dit, c'est tout simple, un simple glisser-déplacer du programme dans le dossier "Applications" du système suffit, on ne peut difficilement faire plus abordable.

Côté "travail", j'ai pu tester le portage de Hatari réalisé par DHS, qui propose des versions compilées à partir du CVS, permettant ainsi de facilement se rendre compte des dernières avancées. Un autre outil que j'ai apprécié est le portage de SC68 proposé toujours par DHS. L'interface est toute simple et rend le service escomptée: jouer la collection de SNDH disponible. Vraiment bien !

Quelques points négatifs tout de même... Le ventilateur est extrêmement bruyant et se met en marche à faible température, c'est assez désagréable pour les oreilles. Il y a aussi le Dashboard... J'avoue ne pas en avoir saisie l'intérêt, vraiment. Je l'ai simplement désactivé en suivant la procédure... Si on pouvait m'expliquer à quoi ça sert, à part à avoir des gadgets inutiles qui consomment de la mémoire pour rien ? Le dernier défaut, c'est simplement que ce ne soit pas un système complètement libre. C'est effectivement un peu frustrant de me dire que je laisse de côté le monde Linux pour venir du côté du logiciel propriétaire.

En tout état de cause, le Windows que j'ai au boulot me paraît vraiment bien fade et mal fichu face à Tiger... Il ne me restera plus qu'à lui installer Leopard (Mac OS X 10.5) pour être au fait des dernières nouveautés - et éventuellement passer sur Mac Intel.